
Alors que la plupart des voyageurs à vélo hésitent entre des roues de 26″ ou de 28″ et débattent sur la manière idéale d’échelonner pignons et plateaux pour un efficacité optimale de leur transmission, Régis Fender, lui, préfère opter pour la simplicité en choisissant un vélo sans vitesses, avec une transmission par courroie crantée et équipé de roues de 16″.
Un choix peu banal qui ne l’a pas empêché de traverser le désert du Sahara en un peu moins de cinq semaine lors d’un périple qui l’a mené de Marrakech à Saint-Louis du Sénégal en passant par la Mauritanie.
3000 kilomètres de piste et de sable, dont 1400 de désert, au cours desquels il a usé pas moins de sept pneus et six chambres à air (on ne connait pas le nombre de ses crevaisons!), distance parcourue au guidon d’un vélo Strida.
Régis Fender, le baroudeur
Né le 23 mars 1972 à Thionville, Régis Fender est un habitué des choix non-conformistes et hors norme. Grand voyageur en Europe et en Afrique, à pied, en pirogue ou à vélo, il a par le passé abandonné ses études pour partir en tournée sur les routes de France avec un groupe de Rock.
Il a aussi écrit quatre livres dont deux récits de voyages, il fait de la photographie, il s’occupe de l’association humanitaire FILI dont il est membre fondateur et a déjà pratiqué près d’une vingtaine de métiers, dont la profession de moniteur qu’il exerce actuellement.
Le vélo pliable monovitesse Strida
Le vélo qu’a choisi Régis n’a pas été conçu pour voyager, encore moins dans les conditions difficile (revêtement de coquillages pilés, pistes sableuses et caillouteuses, profonds nids de poule, accotements minés et tempêtes de sable) qui ont parsemé son itinéraire.
Pourtant, notre voyageur a avalé les 3000 km de son périple sans aucun ennui mécanique, parcourant une moyenne de 160 km quotidiens pour une dizaine d’heures de selle, avec quand même une journée record de 223 kilomètres!
Avec sa géométrie particulière, son vélo Strida a rencontré un immense succès auprès de ceux qu’il a croisé et des populations locales qui l’ont photographié à de nombreuses reprises, lui attirant la sympathie des autochtones qui n’ont pas manqué de l’encourager pour son expédition.
Des conditions difficiles mais riches en anecdotes
Afin de rester le plus léger possible, Régis a dû se contenter d’un équipement minimal, n’emportant avec lui qu’une tente ultra-légère, un sac de couchage et un bidon contenant 5 litres d’eau, le tout attaché à son vélo, le reste de ses affaires étant disposés dans un sac à dos ne pesant au total que 5 kilos.
Lors de sa traversée du désert il a dû affronter des tempêtes de sable dont la violence des vents était telle qu’il devait se battre pour rester debout et il a dû endurer la morsure du soleil qui lui provoquait des cloques sur la peau malgré la protection de son t-shirt.
Il a aussi dû fuir les chiens errants, se battre pour éviter de se faire voler son matériel par une nuée d’enfants et esquiver les tentatives de corruptions courantes là-bas lors des passages de frontière.
Au chapitre des rencontres, il a croisé la route de nombreux cyclistes (dont certainement peu d’entre eux devaient avoir un vélo aussi peu commun que le sien), passé la porte de la demeure d’un vieux pêcheur cynique et reçu l’hospitalité d’un membre de la famille royale Marocaine AL ALAOUI.
Son voyage lui a permis de tester de nombreux types d’hébergement allant de la cabane de pêcheur à la tente nomade (chez l’habitant), de la maison vidée de ses habitants à la station service, ou passant la nuit à la belle étoile ou alors la tente plantée sur le bord de la route.
Un nouveau voyage en préparation
Régis Fender envisage actuellement un nouveau voyage sur les traces de l’esclavage en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Gambie, Burkina Faso, Ghana, Togo, Bénin), toujours sur son vélo Strida.
Il est aussi à la recherche de lieux d’exposition pour présenter son périple dont il a ramené de nombreuses photographies et un carnet de voyage. Un ouvrage est par ailleurs en gestation pour présenter les images de son expédition.
Si vous le souhaitez, vous pouvez contacter Régis Fender par e-mail à l’adresse suivante: lecaramounia (à) gmail (point) com
Le voyage de Régis Fender en quelques images
Pour en savoir plus sur les vélos Strida
Site du distributeur Strida pour la Suisse »
Site du distributeur Strida pour la France »
Mots-clefs : désert, Maroc, Mauritanie, Sénégal, strida










Génial !!! A quand la trotinette ?!